Comment installer Linux ?

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Temps de lecture : 17 minutes

IMPORTANT

Avant d’envisager toute installation, il est impératif que vous sauvegardiez TOUTES vos données personnelles : Fichiers Word, Excel, etc…, vos photos, vidéos, e-mails (si vous utilisez un logiciel comme Outlook, Thunderbird, Outlook Express…). Toutes ces données doivent être copiées sur un disque dur externe. Après les avoir copiées, assurez-vous bien qu’elles soit lisibles, accessibles, exploitables sur le disque dur en question. Cette sauvegarde est nécessaire car l’installation de Linux, selon les paramètres choisis, va supprimer 100% des données de votre ordinateur (remise à zéro totale).

Installer Linux est une chose assez simple et rapide (15 à 30 minutes selon votre configuration matérielle, la vitesse de votre connexion internet et la version de Linux que vous avez choisi d’installer). Voici les étapes.

Afin d’utiliser les bons termes, sachez que les versions de Linux s’appelle des « distributions » (Jargon Linux).

Table des matières

1/3 l’image d’installation

La première chose à faire est de télécharger « l’image » d’installation de la version de Linux que vous souhaitez installer sur votre ordinateur.

Qu’est-ce que c’est que cette image ?

Une image est un fichier dont l’extension est « iso » (Il s’appellera par exemple « lubuntu-16.04.2-desktop-amd64.iso« ). L’image en question contient 100% de tous ce dont vous aurez besoin pour installer votre système. Cette image, après son téléchargement doit être extraite sur une clé USB ou un DVD, la finalité étant de pouvoir ensuite installer votre distribution Linux sur votre ordinateur, à partir de cette clé USB ou de ce DVD.

Où télécharger ces images ?

Distributions Linux

Logos des quelques distributions Linux les plus populaires en ce moment.

Il suffit de vous rendre sur le site internet de la distribution Linux que vous souhaitez installer sur votre ordinateur.

Certains sites sont en français, d’autres en anglais, mais ne vous inquiétez pas car, à l’installation, toutes les distributions sont disponibles dans de nombreuses langues dont bien évidemment le français. Par conséquent, ne renoncez pas à une distribution sous prétexte que son site internet est écrit en anglais.

Voici quelques exemples de sites des distributions Linux parmi les plus populaires actuellement :

Voici les liens vers les pages de téléchargement de quelques distributions populaires (mes préférées) :

Ubuntu

Distribution extrêmement populaire, qui fait ses preuves depuis plusieurs années. Configuration moderne requise.

https://ubuntu-fr.org/telechargement

XUbuntu (variante officielle d’Ubuntu)

Distribution très légère, efficace, hautement personnalisable, convenant très bien à des machines assez anciennes.

http://www.xubuntu-fr.org/telechargement

LUbuntu (variante officielle d’Ubuntu)

Idéal pour les machines vraiment anciennes (interface ultra-légère), ayant très peu de mémoire vive (Interface moins séduisante que les autres distributions, mais on ne peut pas tout avoir !)

https://www.ubuntu-fr.org/telechargement?variante=lubuntu

Linux Mint (basée sur Ubuntu)

Distribution idéale pour les débutants, mais n’est pas la plus légère (ordinateur assez récent requis)

https://linuxmint.com/download.php

Ces distributions sont parmi les plus populaires et les plus faciles à utiliser (elles remportent un grand succès auprès des débutants). Il en existe de nombreuses autres, que vous aurez tout le loisir de découvrir, au fur et à mesure que votre intérêt pour Linux et vos connaissance évolueront.

Quel numéro de VERSION choisir ?

Concernant Ubuntu, XUbuntu, LUbuntu (et toutes autres variantes officielles) :

Vous constaterez probablement qu’il y a plusieurs fichiers disponibles en téléchargement.

Il faut pour commencer toujours choisir la version nommée « LTS« . LTS est un sigle anglophone signifiant « Long Term Support« . « Long Term Support » signifie en français « Support Long Terme ». La version « LTS« , de part son appellation bénéficie d’un support longue durée de 5 ans. Cela signifie qu’elle bénéficiera de toutes formes de mises à jours durant 5 ans. En d’autres termes, vous n’aurez pas obligation de passer à une nouvelle version du système avant 5 ans au maximum.

Vous constaterez certainement que l’image que vous pouvez télécharger porte un nom, composé de nombres. Voici leur signification.

Actuellement, la version LTS la plus récente est la 16.04 (Elle se nomme « 16.04 LTS »).

16 est l’année (2016) et 04 est le mois (Avril)… le tout correspondant à la date de sortie : avril 2016. Cette numérotation astucieuse permet très facilement de connaître l’ancienneté d’une version. Une nouvelle version LTS sort tous les deux ans au mois d’avril (et bénéficie à chaque fois bien de 5 ans de mises à jour). La précédente était la 14.04 (Avril 2014) et la prochaine sera la 18.04 (Avril 2018). Chaque version LTS subit au moins 3 mises à jours partielles durant ses 2 premières années d’existence. C’est pour cela que la version LTS en cours peut aussi, selon l’époque où vous la téléchargez, se présenter sous la forme suivante : 16.04.1 LTS ou 16.04.2 LTS ou 16.04.03 LTS 

Sachez qu’entre chaque version LTS sont diffusées des versions dont le support est de courte durée. Ces versions n’ont pas d’autre intérêt que en avant-première de nouvelles fonctionnalités en attendant la prochaine version LTS. Je vous déconseille d’installer ces versions , car vous serez obligés d’effectuer une mises à jour complète du système tous les 9 mois, au moins jusqu’à la sortie de la prochaine version LTS (les changements entre chaque version « non LTS » ne sont pas suffisamment sensibles pour qu’il y ait un intérêt réel à le faire).

Concernant Linux Mint :

Linux Mint est une distribution Linux basée sur Ubuntu, mais ne fait pas partie des variantes officielles. Cette distribution est à présent aussi populaire qu’Ubuntu et est soutenue par une communauté grandissante.

La version la plus récente est la 18.2. Cette numérotation n’est pas basée sur le modèle de numérotation d’Ubuntu. La preuve en est … la première mouture de la 18, qui a vu le jour en juin 2016 est basée sur Ubuntu 16.04.

32 ou 64 bit ?

Quasiment toutes les distributions Linux sont disponibles en deux versions : 32 et 64 bit.

SecurAble

SecurAble

Cela correspond à l’architecture de votre processeur. Sans rentrer dans les détails, un processeur 64 bit peut traiter plus de données, plus rapidement et simultanément. Il sera donc plus performant. Aujourd’hui et depuis plusieurs années, tous les processeurs vendus sont des processeurs 64 bit. En revanche les processeurs datant de 10 ans ou plus sont pour certains des processeurs 32 bit. Pour savoir si votre processeur est un processeur 32 ou 64 bit, téléchargez et exécutez le petit logiciel gratuit (pour Windows) nommé SecurAble. Vous saurez facilement et rapidement si votre processeur est doté d’une architecture 32 bit ou 64 bit.

Fin 2017 / Début 2018 est un tournant qui marque la fin du développement des versions 32 bits de Linux (à confirmer). L’abandon de ces développement signifie qu’il ne sera bientôt plus possible de faire tourner Linux sur les vieux processeurs 32 bit. En d’autres termes, si vous avez un processeur 32 bit, vous pourrez tourner avec Linux jusqu’en avril 2021, fin du support de d’Ubuntu 16.04 LTS (car la 18.04 LTS ne sera développée qu’en 64 bit).

Comment faire INSTALLER l’image sur ma clé usb ou mon DVD ?

Il ne suffit pas de copier le fichier ISO sur votre clé USB ou de le graver sur votre DVD. Ce n’est pas compliqué, mais un peu plus subtil que cela. Le but est de rendre votre clé USB ou votre  DVD « bootable »… c’est-à-dire que votre ordinateur puisse démarrer dessus et lancer le processus d’installation (au lieu de démarrer comme habituellement sur le disque dur et lancer Windows).

Concernant la clé USB :

Linux Live USB Creator

Linux Live USB Creator

  • Avant toute chose, téléchargez et installez le logiciel gratuit « Linux Live USB Creator » fonctionnant sous Windows.
  • Démarrer « Linux Live USB Creator »
  • Branchez votre clé USB (Taille minimum de la clé : 2 Go)

 

Une fois le logiciel lancé, 5 étapes :

  1. Choisissez votre clé USB
  2. Choisissez la source (La source, c’est l’image iso que vous avez téléchargée)
  3. Persistance (Ne pas toucher)
  4. Cochez « Formater la clé… ». Il n’est pas nécessaire de toucher aux deux autres options
  5. Cliquez sur l’éclair pour démarrer

La fin de l’opération vous sera signalée dans le bloc de l’étape n°5.

 

Concernant le DVD :

CDBurnerXP

CDBurnerXP

  • Avant toute chose, téléchargez et installez le logiciel gratuit « CDBurnerXP » fonctionnant sous Windows.
  • Démarrer « CDBurnerXP »
  • Insérez le DVD vierge dans votre graveur.
  • Choisir « Graver une image ISO ». Sélectionnez l’image ISO à grave, puis « Graver le disque ».

Ne sélectionnez pas le mode « Disque de données » car cela n’extraira pas les fichiers de l’image sur le DVD, et l’ordinateur ne pourra démarrer le processus d’installation correctement.

 

2/3 Démarrer son ordinateur sur la clé USB ou le DVD d’installation contenant l’image

C’est peut-être la partie la plus complexe de l’installation, car, selon la version de Windows que vous avez actuellement et de la marque de votre ordinateur, vous devrez effectuer plus ou moins de choses, plus ou moins différemment.

Désactivation du mode « Démarrage rapide » (Windows 8, 8.1, ou 10)

Le mode « Démarrage rapide » de Windows est une sorte de mise en veille partielle de l’ordinateur permettant à Windows de démarrer un peu plus vite. Ce mode de démarrage a contre toute attente plusieurs inconvénients dont celui d’empêcher l’ordinateur de démarrer sur autre chose que son propre disque dur. Étant donné que notre but est de démarrer, non pas sur le disque dur sur lequel est installé pour l’instant Windows, mais sur la clé USB ou le DVD d’installation de Linux, nous allons désactiver ce mode de démarrage.

Ce mode de démarrage rapide ne concerne pas les versions précédentes de Windows (Windows 7, Windows Vista, Windows XP ou antérieur).

Windows 8 et 8.1

  1. Dans le champ de recherche, tapez « boutons d’alimentation puis cliquez sur Paramètres.
  2. Cliquez ensuite sur « Modifier le comportement des boutons d’alimentation ».
  3. Cliquez ensuite sur le lien « Modifier des paramètres actuellement non disponibles ».
  4. Descendez et décocher la case « Activer le démarrage rapide (recommandé) ».

Windows 10

  1. Écrivez « boutons d’alimentation » dans la barre de recherche de Windows et cliquez sur la touche « entrée ».
  2. Cliquez ensuite sur « Modifier le comportement des boutons d’alimentation ».
  3. Cliquez sur « Modifier des paramètres actuellement non disponibles ».
  4. Faites défiler en bas de page « Paramètres d’arrêt » et décochez l’option « Activer le démarrage rapide ».
    Cliquez sur « Enregistrer les modifications ».

Modification de quelques paramètres dans le BIOS

Avant toutes chose, qu’est-ce que le BIOS ?

Le BIOS (Basic Input Output System), c’est une sorte logiciel « primitif » de votre ordinateur, situé dans une mémoire, sur votre carte-mère, à l’intérieur de votre ordinateur (aucun lien avec Windows ou Linux). C’est lui qui permet d’identifier et mettre en route les composants essentiels de votre ordinateur avant même que Windows (ou Linux) ne démarre. Il répertorie, teste, et autorise l’alimentation et le démarrage du processeur, de la mémoire, de la carte graphique, des ports USB, etc… Le BIOS permet aussi de définir la « séquence de démarrage » de votre ordinateur… autrement dit s’il va chercher à démarrer en premier sur son disque dur interne (sur lequel est installé Windows, ou Linux), ou un autre support comme une clé USB ou un DVD.

But recherché

1. Modifier la séquence de démarrage

Il va s’agir de dire à l’ordinateur de ne plus démarrer par défaut directement sur le disque dur, mais selon l’ordre suivant :

  1. Port USB
  2. DVD
  3. Disque dur

ou encore :

  1. DVD
  2. Port USB
  3. Disque dur

… et non pas comme certainement actuellement :

  1. Disque dur
  2. DVD
  3. Port USB

ou encore :

  1. Disque dur
  2. Port USB
  3. DVD

Fonctionnement : Ce changement d’ordre vous assurera que l’ordinateur démarrera bien sur votre clé USB ou votre DVD, avant d’essayer de démarrer sur le disque dur contenant actuellement Windows.Vous ne serez pas obligé de revenir spécifier après l’installation de Linux qu’il faut démarrer en premier sur le disque dur car … si l’ordinateur ne détecte, à son allumage, aucun DVD et aucune clé USB d’installation, il passera directement au disque dur et démarrera Linux dans la foulée.

2. Désactiver l’UEFI

Pour faire simple, l’UEFI est comme une nouvelle génération de BIOS apparu vers 2010.

Ses principales missions, hormis une interface plus agréable, sont de faire démarrer votre machine plus vite (c’est loin d’être toujours le cas selon plusieurs études) et de gérer plus de 2 To de disque dur (très peu de gens sont cernés encore aujourd’hui) … bref, ce n’est pas utile pour tout le monde, loin de là.

Lorsque l’UEFI est activé il est souvent impossible, même si la séquence de démarrage a été modifiée, de démarrer une clé USB ou un DVD.

L’objectif est donc bien de désactiver l’UEFI (cela aura pour conséquence de faire fonctionner votre BIOS comme un BIOS standard « à l’ancienne ») ainsi qu’une option appelée « secure Boot ». En principe, dans un BIOS, si UEFI il y a, « secure Boot » il y a aussi. Le « secure boot » est le principal responsable du problème de DVD ou clé USB ignoré au démarrage, donc pas de sentiment … si on le voit, on le désactive aussi.

Au sujet du « secure boot » (qui est un des piliers de l’UEFI) : Il a été officiellement inventé pour protéger le système d’exploitation en place (Windows) contre le hacking avant même qu’il ne démarre vraiment (et qu’il ne soit donc ni remplacé par un autre ni tout simplement détruit). Officieusement, il faut bien comprendre que c’est un moyen assez efficace pour Microsoft (en partenariat avec les constructeurs informatique) de dissuader Monsieur ToutLeMonde d’installer sur sa machine autre chose que Windows. Sachez aussi que les pirates ont déjà commencé à trouver des moyens de contourner le « secure boot » pour arriver à leurs fins (cela à commencé en 2016).

Donc l’UEFI, le « secure boot » n’ont finalement pas d’importance et peuvent être désactivés sans crainte.

Au cas où vous vous poseriez la question, il est possible d’installer Linux en mode UEFI … mais étant donné que :

  1. l’UEFI et surtout son « secure boot » n’apportent pas grand chose
  2. ce site internet est là pour expliquer comment effectuer une installation le plus simplement possible (L’installation en mode UEFI rajoute des choses à comprendre et à configurer)

… on se passera effectivement bien de l’UEFI et du « secure boot ».

Comment entrer dans le BIOS ?

Pour entrer dans le BIOS, il faut utiliser une touche d’interception du clavier, immédiatement après l’allumage de l’ordinateur. Cette touche, qui varie selon le constructeur de votre ordinateur vous permettra d’entrer dans le BIOS. Si vous n’appuyez pas sur la bonne touche, ou sur la bonne, mais pas au bon moment (généralement trop tardivement), l’ordinateur démarrera normalement (il ne peut donc rien arriver de grave).

Voici la touche à utiliser pour entrer dans le BIOS, selon le constructeur informatique (Si votre fabricant n’est pas listé, référez-vous à votre manuel utilisateur ou cherchez dans Google. Ex : Touche BIOS Acer) :

  • Acer : F1 ou F2 ou CTRL+ALT+ESC
  • Compaq : F10
  • HP Hewlett-Packard : F1 ou F2 ou F10 ou Echap pour les portables
  • Lenovo : F1
  • Packard Bell : F1 ou F2 ou del
  • Sony : F2
  • Toshiba : Echap ou F1 ou F2
  • Asus : F2 ou touche DEL
  • DELL : F2
  • Samsung : F2

Liste par fabricant de BIOS :

  • ALR Advanced Logic Research, Inc. F2
  • ALR PC non / PCI CTRL+ALT+ESC
  • AMD® (Advanced Micro Devices, Inc.) BIOS F1
  • AMI (American Megatrends, Inc.) BIOS DEL
  • Award™ BIOS CTRL+ALT+ESC
  • Award BIOS DEL
  • DTK® (Datatech Enterprises Co.) BIOS ESC
  • Phoenix™ BIOS CTRL+ALT+ESC
  • Phoenix BIOS CTRL+ALT+S
  • Phoenix BIOS CTRL+ALT+INS

Note : Sachez aussi qu’assez souvent, à l’allumage de l’ordinateur, s’affiche souvent un premier écran, avec un logo et quelques informations (souvent en anglais) comme la fameuse touche à utiliser pour entrer dans le bios. Quelques exemples :

Sur cet ordinateur DELL : Touche F2 (System Setup)

Sur cet ordinateur HP : Touche F10 (System Setup)

 

Une fois que vous savez quelle touche utiliser, il faut appuyer sur la touche en question de manière continue (ou par tapotement) dès l’allumage de la machine. Vous devriez entrer assez vite dans le BIOS (vous entendrez peut-être même un bip avant d’entrer dans le BIOS, ne soyez pas surpris).

La plupart des BIOS ressemblent à cela :

Écran d’accueil du BIOS

Je dis bien « ressembler », car les onglets et rubriques à l’intérieur de ceux-ci sont parfois organisées un peu différemment. Concernant la langue, la majorité des BIOS sont en anglais. Certains d’entre vous auront la chance de l’avoir en français. En arrivant dans le BIOS, on se retrouve généralement dans un onglet « Main » (« Principal » en français) affichant quelques informations essentielles comme la quantité de mémoire disponible, les disques durs connectés, etc… Pour passer d’un onglet à l’autre, ou de parcourir les options d’un onglet, il suffit d’utiliser les flèches du clavier (en principe, pas de souris dans le BIOS) : haut, bas, gauche, droite.

Effectuer les changements

J’ai bien pensé à faire une vidéo ou des captures d’écran pour vous montrer exactement comment faire, seulement comme il existe des dizaines de BIOS, vous seriez nombreux à ne pas pouvoir reproduire ce que je fais, malgré une apparence graphique souvent ressemblante. J’ai préféré ne mettre ci-dessous que des liens vers des pages détaillant par écrit la procédure, en fonction du constructeur ou du modèle d’ordinateur. Vous pourrez aussi faire des recherches sur Youtube. Certaines personnes expliquent la démarche à effectuer, mais encore une fois, il s’agit de « leur » BIOS qui n’est par forcément le même que le vôtre.

Sachez que toucher au BIOS, à moins de mettre volontairement un bazar sans nom dans tous les sens, n’a pas ou peu de conséquence sur votre système ; cela ne touchera en tout cas pas à l’intégrité du système actuellement en place. En d’autre termes, n’ayez pas peur de vous balader dans le BIOS, et d’explorer les options et sous options dans chaque onglet jusqu’à trouver les options qui correspondent à l’UEFI, puis à celles qui permettent de modifier la séquence de démarrage. Je ne vous cache pas que si vous avez quelques notions d’anglais, les choses seront plus faciles pour vous. Si cette étape d’accès et configuration du BIOS » vous parait difficile à surmonter, vous pouvez aussi vous appuyer sur quelqu’un de votre entourage … on a tous quelqu’un dans notre entourage (famille, amis, collègues de travail) qui saura vous donner un coup de pouce.

1. DÉSACTIVER L’UEFI / SECURE BOOT
2. MODIFIER LA SÉQUENCE DE DÉMARRAGE
3. Enregistrer les changements et redémarrer

Une fois les changements effectués, vous pouvez enregistrer les modifications et redémarrer (il y a souvent un menu « Exit » permettant de sauvegarder les réglages et de redémarrer), tout en veillant à ce que le DVD ou la clé USB d’installation de Linux soit bien en place.

Si tout a été fait correctement, votre ordinateur ne devrais plus démarrer directement sur Windows (situé sur le disque dur interne de la machine), mais bel et bien sur votre DVD ou votre clé USB.

3/3 Essayer et/ou installer Linux

Faisons le point

Si vous avez :

  1. Téléchargé l’image ISO
  2. Extrait correctement l’image téléchargée sur votre clé USB ou votre DVD
  3. Désactivé le démarrage rapide de Windows (si vous avez actuellement Windows 8, 8.1 ou 10)
  4. Désactivé l’UEFI (et option secure boot si présente) et changé la séquence de démarrage dans votre BIOS

… vous êtes fin prêt pour démarrer l’installation de votre futur Linux.

Démarrage de l’installation

Votre ordinateur est donc en train de démarrer le programme d’essai et d’installation de Linux.

Chargement

Veuillez patienter pendant que le programme d’installation se charge. Cela est un peu lent, car tout se fait à la vitesse de votre lecteur DVD ou de votre clé USB … ce qui est moins rapide que si un disque dur se chargeait du travail…

Ecran de chargement du programme d'installation

Écran de chargement du programme d’installation

Essai (puis installation) ou installation (immédiate) ?

Voici le premier écran auquel vous serez confronté. Il vous permet pour commencer de choisir votre langue. Ensuite, vous choisirez entre « Essayer Ubuntu » ou « Installer Ubuntu ».

Essayer

Si vous choisissez d’essayer Ubuntu, vous pourrez essayer sans limite de temps Ubuntu comme s’il était installé sur votre ordinateur. Hormis le fait que le système est lent (car il tourne sur votre lecteur DVD ou votre clé USB) et que vous ne pourrez pas faire de mise à jour, installer des programmes et quelques autres choses … tout le système est exactement à l’identique de celui que vous allez installer après. « Essayer Ubuntu » vous permettra :

  • De vous assurer de la compatibilité de votre matériel : Ce sera l’occasion de vous assurer que le son, votre carte réseau, votre carte wifi, votre lecteur de carte SD, votre clavier (je pense là à certaines touches spécifiques d’ordinateur portables comme celles permettant de régler la luminosité de votre écran, le volume, la bascule d’affichage, etc…), etc… n’hésitez pas à essayer un peu toute la partie matérielle de votre ordinateur. Rassurez-vous cependant, Linux reconnaît dans la très grande majorité des cas tous les périphériques des ordinateurs… mais il y peut y avoir parfois quelques périphériques non-reconnus, et il est bon de le savoir avant de se lancer (et au cas où cela arriverait, s’il ne s’agit pas de choses vitales, il y a souvent des solutions pour faire fonctionner le périphérique récalcitrant, ne serait-ce qu’en téléchargeant les pilotes sur le site du constructeur).
  • De voir l’ergonomie de l’environnement bureau de la distribution que vous avez choisie vous convient : look, couleurs, façon d’accéder aux applications, etc… les goûts et les couleurs.
  • De démarrer ensuite, quand vous le souhaiterez l’installation de Linux sur votre ordinateur, grâce à un raccourci, bien visible sur le bureau

Installer

Démarre directement l’installation

1/ Vérification de certaines conditions et quelques autorisations :

Dans cet écran, on vous conseille (fortement) de remplir 3 conditions pour que l’installation se fasse dans les meilleures conditions :
  • Un certain espace disque disponible (variant selon la distribution que vous avez choisie)
  • Être relié au secteur pour les ordinateurs portables … il n’est pas envisageable que l’installation s’arrête au milieu par manque de batterie !
  • Être raccordé à internet (soit par un câble réseau soit par le wifi).
En dessous deux cases sont à cocher (vivement recommandé) :
  • Téléchargement des mises à jour pendant l’installation : Cela vous évite d’avoir une tonne de mise à jour à faire après l’installation du système (même si une tonne de mise à jour sous Linux est bien plus rapide à faire que sous Windows) et vous permet donc d’avoir un système presque totalement à jour une fois l’installation terminée
  • « Installer ce logiciel tiers » : permet d’installer un logiciel non-libre pour pouvoir lire le format de fichiers MP3. Sinon, sachez que le reste des logiciels installés y compris le système lui-même sont quant à eux « libres ».
2/ Type d’installation :

Dans cet écran, vous avez plusieurs choix et options. Voici mes recommandations.

Tout d’abord, vous avez le choix entre :

  • Installer Linux à côté de Windows (après l’installation, au démarrage d’ordinateur, vous aurez le choix entre Windows et Linux)
  • Effacer totalement Windows (100% de vos données seront effacées) et installer Linux à la place

Mon conseil est le suivant :

Je vous conseille très vivement d’installer Linux à la place de Windows car si savez au fond de vous que Windows est encore accessible sur votre machine, vous ne franchirez jamais totalement le pas vers Linux et vous serez pour de longues années encore un pied dans Windows et un autre dans Linux.

Le risque est aussi d’avoir des données personnelles des deux côtés … des photos et vidéos d’un côté, des documents bureautiques (Word, Excel…) de l’autre, etc … le bazar garanti … avec des sauvegardes incomplètes, etc … Il est possible techniquement de partager un dossier entre Windows et Linux pour éviter de trop s’éparpiller, mais cela n’est pas une solution.

Rares sont les gens qui ont un « double boot » (Windows et Linux côte à côte) est qui suffisamment disciplinés pour utiliser Linux 95% du temps (puis Windows pour faire certaines choses spécifiques le reste du temps uniquement).

Autrement dit, la majorité des gens qui utilisent cette méthode de cohabitation on peu de chance, de passer définitivement sous Linux, pour de simples et mauvaises raisons de facilité … de peur de quitter Windows … dont ils se plaignent pourtant, mais dont ils n’arrivent pas à se détacher malgré tout … tant ils ont en pris l’habitude.

3/ Faut il appliquer les changements sur les disques ? :

Cette fenêtre pourrait en déstabiliser plus d’un d’entre vous. Selon votre choix sur l’écran d’avant et votre configuration, le logiciel d’installation va re-partitionner d’une certaine manière le disque dur. Plus clairement : Un disque dur est généralement découpé en plusieurs parties dont certaines inaccessibles pour vous. Cela est le cas pour pratiquement tous les systèmes d’exploitation, qu’il s’agisse de Windows, Mac, Linux. Le logiciel d’installation va donc redéfinir les cloisonnements automatiquement pour vous… il vous demande juste l’autorisation de le faire.

4/ Fuseau horaire puis clavier :

5/ création de l’utilisateur :

Je vous recommande d’utiliser un mot de passe un minimum complexe, comme tout autre mot de passe que vous auriez à choisir pour un site internet, etc… :

  • Ne pas mettre de mot de passe la même chose que votre nom d’utilisateur
  • Pas de mots de passes évidents comme : « 1234 », « abcd », votre nom de famille, date de naissance, etc…
  • Utiliser si possible dans votre mot de passe des majuscules et minuscules, ainsi que des chiffres, et au moins un caractère spécial (point d’interrogation, arobase…)

Ne pas cocher « Ouvrir la session automatiquement » et laissez donc bien cochée la case « Demander mon mot de passe pour ouvrir une session ».

Pour plus de simplicité, même si dans l’absolu je vous conseillerais de le faire, ne cocher pas « Chiffrer mon dossier personnel ». Cela permettra plus facilement de récupérer vos données en cas de problème, dans le cas où vous n’auriez pas de sauvegarde externe à disposition.

6/ Le temps de prendre un café (10 à 20 minutes) :

Vous n’avez plus qu’à attendre que l’installation se fasse. Le logiciel d’installation copie et installe le système et tous ses logiciels sur votre ordinateur. Plus aucune question ne vous sera posée.

7/ Installation terminée, il est temps de redémarrer :

Il vous sera demandé ensuite de retirer la clé USB ou le DVD d’installation afin que votre ordinateur ne redémarre pas dessus, mais simplement sur son disque dur sur lequel vient tout juste d’être installé Linux.

 

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